{"id":18,"date":"2012-05-15T14:41:41","date_gmt":"2012-05-15T13:41:41","guid":{"rendered":"http:\/\/victor-loret.mom.fr\/dev\/?page_id=18"},"modified":"2018-07-01T11:09:58","modified_gmt":"2018-07-01T10:09:58","slug":"biographie","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.victor-loret.mom.fr\/?page_id=18","title":{"rendered":"Biographie"},"content":{"rendered":"<p>Victor Loret (1er septembre 1859, Paris &#8211; 3 f\u00e9vrier 1946, <a href=\"\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/Victor_Loret.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-38 alignright\" title=\"Victor Loret\" src=\"\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/Victor_Loret-202x300.jpg\" alt=\"\" width=\"202\" height=\"300\" srcset=\"\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/Victor_Loret-202x300.jpg 202w, \/wp-content\/uploads\/2012\/05\/Victor_Loret-60x90.jpg 60w, \/wp-content\/uploads\/2012\/05\/Victor_Loret.jpg 404w\" sizes=\"auto, (max-width: 202px) 100vw, 202px\" \/><\/a>Lyon) na\u00eet dans une famille de musiciens, voie \u00e0 laquelle il se destine dans un premier temps. C\u2019est \u00e0 l\u2019\u00e2ge de onze ans que Victor Loret d\u00e9veloppe une v\u00e9ritable passion pour le monde de l\u2019Egypte ancienne, par la d\u00e9couverte fortuite des travaux de Jean-Fran\u00e7ois Champollion. Il suit des cours en lettres classiques, en musique, mais aussi, d\u00e8s l&rsquo;\u00e2ge de dix-sept ans, des le\u00e7ons donn\u00e9es par Gaston Maspero \u00e0 l\u2019Ecole Pratique des Hautes \u00c9tudes \u00e0 Paris.<\/p>\n<p>Victor Loret apprend le copte, l\u2019arabe, l\u2019allemand, l\u2019italien et l\u2019espagnol. Il ma\u00eetrise \u00e9galement le latin et le grec ancien. Sa soif de connaissances, sa curiosit\u00e9 sans limites le poussent \u00e0 s\u2019int\u00e9resser \u00e0 tous les aspects scientifiques, historiques, g\u00e9ographiques de l\u2019Orient, ancien et moderne. Ses go\u00fbts sont extr\u00eamement vari\u00e9s, et portent tout aussi bien sur l\u2019\u00e9gyptologie que sur l\u2019histoire naturelle (botanique,\u00a0zoologie, min\u00e9ralogie\u2026) occidentale ou orientale, la religion, la musique, la litt\u00e9rature tant gr\u00e9co-latine, qu\u2019arabe ou europ\u00e9enne\u2026<\/p>\n<p>Victor Loret participe pendant plusieurs ann\u00e9es aux recherches de la Mission arch\u00e9ologique fran\u00e7aise du Caire (1881-1884), avant de prendre la t\u00eate du Service des Antiquit\u00e9s et des Mus\u00e9es (cr\u00e9\u00e9 en 1858 par Auguste Mariette) en 1897. Plusieurs chantiers de fouilles arch\u00e9ologiques sont ouverts sous sa direction, d\u2019abord dans la n\u00e9cropole de Saqqara, puis dans un secteur de la vall\u00e9e des Rois ignor\u00e9 par ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs. Il y fait plusieurs d\u00e9couvertes majeures, mettant au jour les tombes de Thoutmosis III (KV 34), de son fils Amenhotep II (KV 35) et de Maherpr\u00e2 (KV 36). Dans les salles annexes de la chambre fun\u00e9raire d&rsquo;Amenhotep II, Victor Loret d\u00e9couvre une douzaine de momies royales, cach\u00e9es par des pr\u00eatres d\u2019Amon vers 1\u00a0000 av. J.-C. dans le but de les prot\u00e9ger des pillages. Ces d\u00e9couvertes retentissantes attir\u00e8rent sur ses travaux arch\u00e9ologiques une attention pas toujours bienveillante.<\/p>\n<p>A la fin de son mandat en 1899, Victor Loret regagna la France et semble n&rsquo;\u00eatre plus jamais retourn\u00e9 en \u00c9gypte.<\/p>\n<p>Il s\u2019installa \u00e0 Lyon en tant que professeur \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 (il y \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 Charg\u00e9 de conf\u00e9rences depuis 1886), donnant des cours d\u2019\u00e9gyptologie et d\u2019histoire orientale. Il assura la formation de la plupart des grands \u00e9gyptologues \u00e0 la charni\u00e8re entre le XIXe et le XXe si\u00e8cles, en particulier des Lyonnais Henri Gauthier (1877-1950), Alexandre Varille (1909-1951), ou encore du Savoyard Alexandre Moret (1868-1938).<\/p>\n<p>Victor Loret prit sa retraite en 1929, mais continua \u00e0 accueillir chaleureusement ses \u00e9l\u00e8ves dans son appartement du 10, quai Claude Bernard, partageant avec eux son savoir et ses multiples exp\u00e9riences (les anecdotes sont nombreuses\u00a0: il reconstituait les parfums et baumes en usage dans l\u2019Egypte ancienne, et les soumettait aux nez et jugements de ses visiteurs). Il mourut \u00e0 Lyon d\u2019une pneumonie en 1946, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 87 ans.<\/p>\n<p>Il \u00e9crivit plusieurs articles et ouvrages sur l\u2019arch\u00e9ologie, mais se consacra avant tout \u00e0 la philologie. Sa <em>Flore pharaonique<\/em> (publi\u00e9e en 1887) regroupe les termes de botanique tir\u00e9s des textes \u00e9gyptiens, qu\u2019il identifia par comparaison avec leurs \u00e9quivalents coptes, arabes ou h\u00e9breux. Victor Loret publia de nombreux autres articles qui enrichirent consid\u00e9rablement le lexique des mots connus en \u00e9gyptien ancien, en rapport avec la botanique, la zoologie, la m\u00e9decine, etc. Il travailla \u00e9galement sur la musique populaire de l\u2019Egypte ancienne, et les instruments en usage. A ces travaux publi\u00e9s se rajoutent de multiples notes in\u00e9dites, manuscrits et photographies r\u00e9partis entre Lyon (\u00e0 la Maison de l\u2019Orient, pour les photographies), Paris (avec une partie des Carnets de notes philologiques conserv\u00e9s \u00e0 l\u2019Acad\u00e9mie des inscriptions et belles-lettres) et Milan (les fonds d\u2019archives concernant la d\u00e9couverte de la Seconde cachette royale, l\u00e9gu\u00e9s \u00e0 Alexandre Varille, sont aujourd\u2019hui conserv\u00e9s par le d\u00e9partement des Sciences de l\u2019Antiquit\u00e9 de l\u2019Universit\u00e0 degli Studi di Milano). Il pr\u00e9para un volumineux <em>Dictionnaire hi\u00e9roglyphique<\/em>, conserv\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Institut de France (Acad\u00e9mie des Inscriptions et Belles-Lettres) et rest\u00e9 in\u00e9dit.<\/p>\n<p>Il se lia avec plusieurs sp\u00e9cialistes du Mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle de Lyon (anthropologues, arch\u00e9ologues, botanistes\u2026), tels qu\u2019Ernest Chantre, Louis Lortet ou Andr\u00e9 Bonnet, et permit l\u2019enrichissement des collections \u00e9gyptiennes du Mus\u00e9um.<\/p>\n<p>Son r\u00e9seau de contacts s\u2019\u00e9tendait bien au-del\u00e0 de la France. Il correspondait avec divers grands sp\u00e9cialistes du monde oriental ou africain comme l&rsquo;ethnologue Georg August Schweinfurth, l&rsquo;\u00e9gyptologue Ludwig Keimer, etc. Les nombreuses contributions aux deux volumes d&rsquo;hommages qui lui furent d\u00e9di\u00e9s en 1930 (dans le <em>Bulletin de l&rsquo;Institut Fran\u00e7ais d&rsquo;Arch\u00e9ologie Orientale, <\/em>http:\/\/www.ifao.egnet.net\/bifao\/30\/) permettent de mesurer l&rsquo;\u00e9tendue et la qualit\u00e9 de son r\u00e9seau scientifique.<\/p>\n<p>Musicologue, linguiste et botaniste, Victor Loret \u00e9tait et reste consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019une des principales figures de l&rsquo;\u00e9gyptologie internationale de la fin du XIXe et du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p><strong>Bibliographie sommaire :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>Goyon, J.-C., \u00ab\u00a0Victor Loret\u00a0\u00bb, dans <em>Dictionnaire critique des historiens de l\u2019art<\/em> (disponible sur le site Internet de l\u2019Institut National d\u2019Histoire de l\u2019Art &lt;https:\/\/www.inha.fr\/fr\/ressources\/publications\/publications-numeriques\/dictionnaire-critique-des-historiens-de-l-art\/loret-victor.html?search-keywords=victor%20loret&gt;).<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Halphen, L., \u00ab\u00a0Eloge fun\u00e8bre de M. Victor Loret, correspondant de l\u2019Acad\u00e9mie\u00a0\u00bb, <em>Comptes rendus des s\u00e9ances de l\u2019Acad\u00e9mie des inscriptions et belles-lettres<\/em> 90, n\u00b01, 1946, p. 113-118 (disponible sur le site de Pers\u00e9e &lt;http:\/\/www.persee.fr\/web\/revues\/home\/prescript\/article\/crai_0065-0536_1946_num_90_1_77946&gt;).<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Varille, A., \u00ab\u00a0Victor Loret 1859-1946\u00a0\u00bb, dans <em>Annales du Service des antiquit\u00e9s de l\u2019Egypte<\/em> 47, 1947, p. 7-13.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Victor Loret (1er septembre 1859, Paris &#8211; 3 f\u00e9vrier 1946, Lyon) na\u00eet dans une famille de musiciens, voie \u00e0 laquelle il se destine dans un premier temps. 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